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 [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud

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Siegfried Le Ferreux
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Guerrier : Milicien
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Caractéristiques : Sans attache, il n'a cure de ce qui l'entoure. C'est un pillard qui ne vit que pour l'or et l'acier, et qui ne respecte que les hommes d'armes. Il se fiche des protocoles et les titres et la chevalerie ne valent rien pour lui.



MessageSujet: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Lun 29 Aoû - 20:18

Post N°1


Siegfried descendait une colline escarpée, parsemée de roches granitiques et des broussailles. Son corps adoptait avec nonchalance les soubresauts mous que lui infligeait le pas lourd de Insipide, sa jument. Cette dernière ne valait guère mieux qu'un Roncin de réserviste, mais sa croupe dure et osseuse entre les jambes du Brégonde, lui infligerait moins de mal que de faire le voyage à pieds.

Que faire désormais? Car voyage il y avait, mais point de destination. Il fallait revoir les priorités. Du fer, il en avait, bien que Lyrion lui ait dérobé sa réserve de métal. Il avait suffisamment pour se battre. De l'or? De quoi tenir un mois ou deux en vivant chichement. Un nouvel employeur, une nouvelle compagnie, voila ce dont il avait besoin. Et d'une bonne guerre, pour se remplir les bourses.

Vers le sud se dressaient deux capitales, deux camps, une cause: l'or.
D'un rapide calcul, il décidât de se diriger vers la Grise. Elle était sensiblement plus proche de Siegfried que sa cousine Blanche.

Une brise se leva, charriant avec elle une légère bruine qui vint caresser la peau ridée du mercenaire. Rien de mieux pour réveiller un homme fourbu que de la pluie. Si on fait exception, bien sur, d'une putain de la côte tranchante. Peau mat et caractère de barbare. Un pur régal.

Derrière Siegfried se dressait une colonne de fumée, dont le foyer était à une bonne dizaine de kilomètres. Ce siège sur cette petite forteresse devait tourner au fiasco. Lyrion n'avait pas le génie du loup, ni la puissance d'un homme du Nord. Il ne croyait qu'en la chevalerie et voulait mettre en premier un pied sur le rempart. Sottise...et le chef barbare qui les avait engagé pour prendre le château était aussi fort que stupide. Ses guerriers, armés de haches à deux mains étaient peut être invincibles dans les flans de montagnes escarpés et boisés du Nord, mais en plaine, sans bouclier ni armure, ils étaient à la merci des archers, surtout lorsque ces derniers étaient retranchés derrière des murs de pierre de 6 mètres de haut.

La mort du Loup et son renvoi l'avait sauvé. Il n'en doutait pas. Ses frères d'arme devaient se prendre une bonne branlée.
Un galop se fit entendre derrière lui. Il dégaina son épée et fit face à la colline qu'il venait de descendre. Apparu alors "Sapin", une jeune recrue de la compagnie. Pas mauvais, sympathique et futé, il avait eu la présence d'esprit de fuir.
Alors qu'il se rapprochait, Siegfried se rendit compte qu'il avait fui trop tard. Un flèche était fichée dans son épaule, et Sapin chevauchait vouté. Il arriva à la hauteur de Siegfried, qui ne le ménagea pas:


-Ils te poursuivent?

-Non... ils restent dans leur château... et nous tirent comme des lapins... mon épaule...

-Lyrion?

-Mort avant d'arriver à mi-échelle... un baril d'huile bouillante...

Siegfried esquissa un sourire de côté et regardant la colonne de fumée.

-haha... pas chevaleresque pour un sou...

Sapin tomba de cheval, et regarda Siegfried désemparé.

-T'es foutu sapin.

Siegfried tourna bride et partit au galop. Peut être une estaffette serait détachée pour attraper les fuyards. Mieux valait ne pas traîner dans le Septentrion...
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Mer 31 Aoû - 17:50

Post N°2


La nuit était tombée depuis plusieurs heures. Siegfried trouva une clairière idéale pour bivouaquer. L'herbe était épaisse et sèche, si bien qu'il ne tremperait pas ses haillons durant son sommeil, et qu'il ne se réveillerait pas à l'aube avec de la morve au nez et une toux grasse.

Il étendit sa cape sur le sol, attacha son cheval à un arbre et s'assit sur son matelas improvisé.
Il se mit à aiguiser son épée. Le bruit régulier rythmait la nuit, avec les hululements des chouettes et les hurlements des loups.
Les loups... ces derniers se faisaient légion lorsque des cadavres frais jonchaient le sol. Et des fois, il arrivait qu'ils deviennent ivres de courage et qu'ils s'en prennent à des humains. C'était rare, certes, mais cela pouvait arriver. Et mourir dévoré par un loup était digne d'un pleutre. Un feu aurait pu les tenir à distance, mais également attirer des cavaliers à la poursuite des fuyards.

Et puis les loups du Nord, du vrai Nord, au delà du septentrion, étaient bien plus gros et forts que ceux la. Siegfried n'avait pas peur. La peur lui prenait en général les tripes la veille d'une bataille, et ne le lâchait pas jusqu'au corps à corps. A ce moment la, le cerveau s'arrête, et une euphorie s'empare de lui. Lors d'un duel, ou même contre deux ou trois adversaires, il avait le temps de juger ses adversaires, de réfléchir à une tactique de combat. Lors d'une mêlée, vous vous retrouvez dans une masse hérissée de piques d'acier, et vous frappez, devant vous, dès qu'une personne vous fait face. Il suffit juste de frapper fort, et juste. Si l'adversaire porte une armure de plate, frapper avec la pointe, sinon c'est au choix. Un bon bretteur à certes plus de chance de survivre qu'un mauvais, mais la survie dans une mêlée tient surtout à vos frères d'armes...

Vos frères d'armes...

Siegfried n'en avait plus. Il n'avait pas peur des loups, il se sentait juste seul. Et il avait fuit instinctivement vers le Sud, alors que la Mesnie Nordique était à tous les coups remontée vers le Nord. Mais la route lui était désormais barrée par les patrouilleurs du Septentrion.

Il rangea son épée, et mâcha un peu de viande séchée. Puis il se coucha, en pensant à ses frères, morts ou partit vers le Nord.
Hank, montagne de muscle qui maniait un marteau de guerre avait été le premier de ses frères à mourir, il y a quinze ans de cela, dans une escarmouche minable en territoire Brégonde. Puis de nombreux avaient suivi. Roland, Erik, Mahel, Molne, Turl, Kianis... Loup... Lyrion... Sapin...

Il ferma les yeux et versa une larme pour chacun d'eux, même pour Lyrion. Surtout pour Sapin.
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Sam 3 Sep - 1:11

Post N°3


Siegfried fut réveillé par une légère rosée et un froid mordant.

Il se leva, les membres engourdis par la fatigue et le froid, le nez endoloris et plein. Combien de temps avait-il dormit? 4? 5 heures? Le soleil venait à peine de percer la nuit, et de fins rayons orangés se réverbéraient sur le givre fraîchement formé. Il se frotta les yeux, et se gratta le crâne. Des poux. Combien de temps avait-il passé en campagne, sans repos, au service de cet abruti de chef barbare? Au moins 4 mois. 4 long mois à guerroyer sans relâche, en devant rester sur le qui vive. Il avait même pas le temps de pisser sans se faire hurler dessus par Lyrion, alors un bain? Il aurait été mis au fer pour cela.

Une auberge. Un repas chaud. Un bain. Une femme.

Le souvenir brutal de ses pleurs de la nuit dernière lui revint. Il n'avait jamais pleuré auparavant. Son deuil était fait, et ses frères d'arme pouvaient reposer en paix, jamais plus il n'aurait à en ressentir tristesse.

Il était désormais loup solitaire, et il devait se comporter comme tel. Être impitoyable, toujours prêt à se battre, et ne faire confiance à personne. Autrement, il trépasserait.

Après avoir sellé son cheval, et grignoter quelques morceaux de viande séchée, il descendit la colline boisée, pour aboutir sur des champs. Choux, épeautre et navets y poussaient. Devant il y avait un hameau, à environ 300 mètres, et derrière le hameau, une autre colline, toute pelée, et deux fois plus haute que celle ou il avait passé la nuit.

Il savait très bien qu'en temps de guerre, les paysans désertaient leurs villages, surtout ceux qui étaient à la frontière du territoire ennemi. Il s'avança donc vers le hameau, sachant très bien que personne ne pourrait indiquer son trajet aux éventuelles patrouilles. Il se sentait à l'abri des soldats impériaux.

Il déchanta peu de temps après. Alors que le village était effectivement désert, il avait réussit à trouver du pain, rassi certes, mais épargné par les asticots. Heureux, il regarda derrière lui lorsqu'il était au sommet de la colline, et il perdu son début de sourire.


-Quel con je fais... dit il d'un ton las.

Une colonne de vautours s'élevait à environ 50 kilomètres de la. A peu près la ou sapin était mort. Rien de mieux pour attirer les patrouilleurs vers une direction qu'ils auraient omis. Et Siegfried sut que le Sud serait beaucoup plus dur à atteindre que prévu...
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Mar 6 Sep - 20:07

Il avait chevauché plus que de raison durant 5 jours, labourant les cotes de sa jument, qui peinait à tenir le rythme. Il se savait suivit, et surement par des professionnels, des réguliers. Ils devaient avoir des limiers, de bon chevaux endurants et robustes comme le Nord sait les faire, ainsi que des pisteurs parmi les meilleurs de Balzonne.

Siegfried ne valait rien, en terme de rançon, et sa mort ne changerait pas le cours des choses. Par contre, il représentait quelque chose. Il représentait les barbares, l'ennemi, et le peuple de Balzonne réclamait sa tête. Elle serait une bien maigre consolation pour les paysans, mais ils aduleraient d'autant plus leurs nobliaux et chevaliers à chaque exécution publique de barbare.

Et puis, pourquoi risquer un détachement entier dans les terres hostiles au delà du Septentrion à la poursuite de quelques fuyards alors qu'un crétin faisait cavalier seul vers le Sud? C'était bien plus simple. En capturant Siegfried et le décapitant, Lord Erik pourra alors crier à ses Serfs que, tant qu'il tiendra ce maudit château de Vargyl, le Septentrion sera sauf. Et il se fera grassement récompensé par son seigneur Thorfinn.

Seulement... après Balzonne, se trouvait la province de Bregdrof, tenue par le Baron Doneqan, qui était neutre, contraiement à Thorfinn quo se trouvait être légitimiste. Le mieux aurait été que Doneqan soit Schismatique, pour qu'il y ait un réel refus de coopérer, mais Siegfried pouvait espérer qu'une certaine cacophonie règnerait entre les deux provinces, afin de lui faire gagner du temps.

De plus, une incursion des troupes portant le blason de Balzonne pourrait être très mal interprétée chez les soldats du Bregdrof. Et une petite escamouche, rien qu'une seule donnerait la liberté au Brégonde.

Mais pour le moment, Siegfried désespérait. La terre meuble laissait des empreintes de sabots aussi facilement repérables qu'un pendu sur un échafaud.

Et pendu il le serait.
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Mer 7 Sep - 19:56

Ils se rapprochaient. Indéniablement, tout comme la frontière du Bregdrof.

Mais eux étaient plus rapides. Il faut dire que l'environnement ne jouait pas en la faveur de Siegfried. Le sol humide, l'absence de pluie, de neige ou même de vent rendait la fuite compliquée pour le Brégonde. Il désespérait de plus en plus chaque jour, et Insipide trainait la patte. Encore deux jours à ce rythme, et il la tuerait, et sans cheval, le sud s'éloignait dramatiquement. Or, la frontière était au moins à 3 jours de galop.

Les mots de Loup lui revinrent. "N'oublie pas d'ou tu viens Siegfried. Tu es un mercenaire sans foi ni loi, sauf celle de l'argent. Mais au fond, tu es un Loup. Tous les Brégondes le sont, et nos sociétés sont basées sur celle des meutes. Notre père à tous était un chef de meute. Tous les guerriers Brégondes descendent de lui, le grand Morkan, l'immortel."

S'il avait été un loup, ses poursuivants ne l'auraient jamais rattrapés. Or, sa nature Brégonde était depuis fort longtemps oubliée.

"Tu est un Loup" se disait-il à lui même. "Un chef de meute. Un combattant."

Un combattant. C'était sa deuxième vie, après celle de Forgeron, et voila qu'il entrait dans sa troisième, fugitif, loup solitaire. Qu'importe, s'il survivait, il trouverait une meute, et combattrait le chef pour en prendre le contrôle.

Un combat. Il n'avait pas le choix, ses poursuivants le rattraperaient d'ici un jour et demi. Il devait trouver le bon endroit pour livrer bataille, voila la seule raison qui le poussait à aller de l'avant. Il n'avait pas peur de mourir, l'important étant d'en emporter un ou deux avec soi, si ce n'est tous.

La nuit commençait à arriver, et il trouva un hameau abandonné, perché sur un flanc rocailleux d'une colline boisée. Les maisons serrées, la position en hauteur et le couvert des bâtiments joueraient en sa faveur.

Il mit pied à terre, chose qu'il n'avait pas faite depuis 2 jours et que sa jument sembla apprécier.
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Jeu 8 Sep - 19:36

Le hameau surplombait le sentier d'une cinquantaine de mètres, si bien que Siegfried du mettre pied à terre pour ne pas achever Insipide en la faisant grimper la pente raide et caillouteuse alourdie de 80 kilos.
La jument y arriva non sans peine, tout comme Siegfried qui avait les jambes flageolantes à l'arrivée. De la viande séchée et une petite sieste le remettrait en forme pour son -ultime?- combat.

Il inspecta le terrain. C'était un hameau qui s'organisait autour d'un sentier sinueux à flanc de colline. Le bâtiment le plus bas était celui d''une taverne abandonnée. Plus haut, à 15 mètres de la se plantait une étable au toit brulé. A la droite de cette étable, à environ 5 mètres d'elle se dressait une chapelle, petite, mais en bon état, avec une porte solide, et des murs extérieurs en pierre. "C'est bon ça. Il ne pourront pas me flamber si je m'y réfugie."

La chapelle était cernée de maisons, cinq, qui l'entouraient, formant un croissant de lune autour d'elle. Deux d'entre elles étaient à moitié brulée, et le cadavre carbonisé d'un garçon servait de paillasson à une troisième, en plein milieu.

A droite de es maison, collée à elle se situait le lavoir, l'entrepôt de modeste taille (environ 10 mètres sur cinq) et le maréchal ferrant.

Ce côté du hameau faisait de petites ruelles irrégulières, idéales pour se battre contre un ennemi supérieur en nombre, car mettant à disposition de Siegfried plein d'échappatoires, comme des fenêtres brisées et des portes enfoncées.

Pendant un instant il se demanda qui avait bien pu piller ce village? Il était bien trop au Sud pour que les Barbares du Nord l'aient atteint, et si cela avait été des barbares, l'église n'aurait pas été épargnée. "Un conflit entre villages" se dit le Brégonde, "ou une expédition punitive d'un Lord du coin... ou des bandits en quête d'or." Dans tous les cas, des gens hargneux, autres que ses poursuivants, étaient dans le coin. Et pas loin, le cadavre du garçon était à peine entamé par la vermine.

Double prudence donc.

Il mit en place son plan de bataille. Il allait placer sa jument dans l'étable carbonisée à l'extrême droite du village. Son odeur, plus forte que la sienne (du moins l'espérait-il) attirerait les chiens et la plupart des hommes vers Insipide.
Il allumerait également un cierge dans l'auberge, pour que quelques hommes soient retardés dans l'exploration du bâtiment, qui comportait multiples pièces et recoins, tout comme l'étable d'ailleurs.

Lui, se cacherait dans la maison juste derrière la l'église, la dernière à être explorée par une autre partie de ses poursuivants.

Il ne savait ni leur nombre, ni leur équipement, ni leur expérience. Il savait seulement que c'était eux ou lui.
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Dim 11 Sep - 21:31

Siegfried se réveilla brusquement. Un bruit de caillasse martelée provenant d'en bas de la colline l'avait fait ouvrir les yeux, instinctivement.
Le son s'arrêta net. Ils se font immobiles, pour tenter de déceler du mouvement dans le village. La lumière les as interpellé. En ce moment même, toujours perchés sur leurs chevaux, les hommes attendent les ordres, qui leurs seront donnés par de brefs signes de mains, par leur supérieur qui garde encore l'espoir d'être silencieux.

"Je vous connais par coeur, je vous entends. Je suis un loup, et vous êtes mes proies, pas l'inverse." C'est dans ces pensées galvanisantes que Siegfried tira son épée de son fourreau, lentement. L'éclat de sa lame était bien la seule lumière dans la pénombre de la maison. La lune était faible, et cachée par des nuages menaçant. Il n'allait pas tarder à pleuvoir, et l'air était lourd.

Siegfried se mit contre la fenêtre, mais son champs de vision était obstrué par les autres maisons. Il ne voyait que l'église et l'étable, dans laquelle sa jument était attachée.

Des aboiements se firent entendre, et un juron étouffé par la distance couvrit le vacarme des limiers. Le silence n'était plus de mise.

"Rark, Lars et Ennir, suivez ces putains de cabots! Jon, Lyr, Harald, Lacan, fouillez moi cette putain d'auberge! Les autres, avec moi vers les maisons!"

Huit ennemis minimum, plus 4 ou 5 chiens. Le chef se dirigeait droit vers Siegfried, avec le plus gros de ses hommes. Les bruits des épées raclant leurs fourreau fit tressaillir Siegfried. Bientôt, le combat.

Frapper vite, courir, frapper, courir. Voila comment il comptait faire, se battre comme un fauve blessé.

Après ces ordres, les chiens laissèrent échapper des couinements. Surement devaient-ils se faire talocher les côtes pour qu'ils ferment leurs gueules. En quelques secondes, un silence de mort s'abattit sur la colline, brisé seulement par les crissements des semelles sur la roche.

Combien sont-ils? Ils pouvaient être 9 ou 20, Siegfried n'en savait rien. Des bruits se rapprochèrent vers sa position, et des lueurs illuminèrent la pénombre à 30 mètres des maisons. Ils étaient 6 à se diriger vers Siegfried. Des hommes de bonne taille et bien bâtis, avec à leur tête un vrai ours, un soldat qui dépassait le plus grand des pisteurs d'une bonne vingtaine de centimètres. Leur chef en toute apparence, portant une hache à deux mains et couvert d'un haubert de maille noire.

Ils étaient donc 14, et pas des bleus.

Si le chef continuait d'être aussi téméraire, Siegfried aurait sa peau rapidement. Il était particulièrement doués pour les coups traîtres, les feintes de voyous, et pour planter une lame entre deux omoplates.


Ils se mirent à fouiller les maisons, par groupe de deux, comme l'espérait Siegfried. Ils allèrent vite, si bien qu'en quelques minutes, un groupe s'approcha de la dernière maison, dans laquelle était Siegfried. Il était prêt.

La porte s'ouvre violemment, et va claquer contre le mur, les gonds mis à mal.Siegfried se tient de l'autre côté, tenant son épée de ses deux mains. Un homme met les pieds à l'intérieur, portant une torche qu'il tend devant lui. Il regarde vers la droite, mais déjà Siegfried plonge sur lui, la pointe en avant, la paume contre le pommeau, et l'homme est transpercé dans un râle de douleur et de panique, au niveau des côtes. L'autre hurle et abat son épée sur le Brégonde qui se relève, dérive l'assaut, sort son Scramasax et le plante dans la gorge de son ennemi, qui s'effondre dans un gargouillis dont Siegfried devine des jurons.

Et de deux, mais les autres arrivent, des hurlements se font entendre de partout. Plus que 12 à tuer. Siegfried fonce dans les petites ruelles, lorsque deux hommes sortent de la maison d'en face et l'attaquent à deux. Mauvaise idée ça, car ils se gênent l'un l'autre, et Siegfried n'a aucun mal à trancher nettement la tête d'un, puis de percer la bedaine de l'autre.

Il veut reprendre sa course, mais il est encerclé le chef court vers lui, et un soldat arrive de l'autre côté. Ils l'encerclent, et Segfried est perdu. Il saute au travers de la fenêtre d'en face et traverse la maison, en sort par la porte et entend les deux soldats qui dévalent la pente de chaque côté. Siegfried longe le mur pour aller à la rencontre du chef, qui déboule devant lui, surpris, et qui lui envoie un revers de sa hache qui vient taper le dur mur, le Brégonde s'est déjà baissé et lui transperce le ventre. Le colosse s'écroule en crachant du sang au visage du barbare. Un coup violent atteint Siegfried au dos, il chancelle, se retourne, et voit un soldat rageur qui frappe à nouveau, de manière brouillon et rageuse. L'omoplate de Siegfried est en feu, mais la colère estompe la douleur. Il envoie son pied dans les couilles de l'autre, puis lui fend le crâne.

Des aboiements. Il se retourne, et 4 chiens courent vers lui, tout crocs dehors. Noirs et puissants, ils font partie de ceux qu'on utilise pour la chasse au loup.
Un d'entre eux lui saute à la gorge, Siegfried l'empale, comme le second. Mais le troisième se jette sur sa jambe, et lui perce le mollet, tandis que le quatrième lui mords l'avant bras droit. Siegfried lâche sa bâtarde, tombe à terre. De son bras gauche, il poignarde celui qui le tient le poignet, qui lâche prise puis s'écroule en hurlant. L'autre lâche sa jambe et se rue vers son visage. Siegfried lui perce le crâne.

Il se relève, ramasse son épée. Il ne sent pas la douleur, mais un choc dans la jambe gauche le fait tomber à terre. Il regarde, et voit une flèche. L'archer est à 10 mètres et ré-encoche une flêche, le barbare fuit vers d'autres ruelles, et se retrouve face à un autre soldat, portant un bouclier. Siegfried tape, mais son adversaire lui assène un coup de bouclier dans le plexus, ce qui met le barbare à terre. Il plante son scramasax dans le pied du soldat, il hurle, Siegfried se relève et rentre dans la première maison qu'il trouve. Il ne sait pas ou il est. Ses ennemis si. Un autre colosse armé d'une bâtarde rentre et frappe Siegfried. Siegfried pare, mais les coups puissants l'envoient valdinguer au quatre coins de la pièce. Il saute par une fenêtre et s'étale sur le sentier. Une botte vient lui frapper la machoire, une autre écrase sa main tenant son épée. Il transperce le mollet du type avec son coutelas, qui hurle en tombant à terre.

Il se relève. Il tombe. Un flêche vient de l'atteindre au dos. Il tente de se relever, mais trop tard. On le désarme, on le bourre de coup, et bientôt, il dort. Drôle de berceuse.

Il en a eu combien déjà?
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Lun 12 Sep - 17:32

Un mal de dos. Puis un mal de crâne insupportable. Ou l'inverse. Il était complètement perdu. Son sommeil avait été parsemé de rêves flous. Il courait, courait, courait... puis un piège à loups immense se refermait sur lui, l'envoyant valdinguer dans les airs en plusieurs morceaux.

Il se mit à émerger peu à peu. Il sentit les cailloux lui enfoncer le cuir chevelu, et le soleil lui bruler la peau. Il devait être pas loin de midi. Il s redressa, mauvaise idée. Son omoplate et sa hanche gauche lui faisaient un mal de chien. La douleur à l'omoplate formait un sillon de travers, et chaque mouvement, ou tension, le lançait. Et ses poignets attachés dans son dos n'arrangeaient pas les choses. Sa hanche gauche était quant à elle percée, du moins le devinait il car la douleur provenait de son dos. Ce devait être la que l'archer l'avait atteint.

Il regarda sa jambe gauche, avec dégout. Son mollet avait été déchiqueté par le limier, et sa cuisse était percée, par une flèche, de part en part. Son pantalon était gorgé de sang, et la tête lui tournait. Son avant bras droit était extrêmement douloureux. Il avait été mordu jusqu'au sang par un autre molosse, et les liens empêchaient le sang de circuler. Ainsi le sang s'entassait près de ses plaies et se déversait en continu, lentement mais surement. Mauvais ça.

Ils l'avaient bien rossé, plus que de raison. Il sentait son nez de travers, une arcade explosé, et la mâchoire n'était pas cassée, mais fêlée.

Ajoutez à cela 8 hommes qui vous regardent d'un air revanchard et meurtrier, et vous savez dans quelle panade est notre beau diable.
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Mer 14 Sep - 17:54

Sa blessure à l'épaule n'était au final qu'une grosse contusion. La taille de l'épée n'avait pas traversée le manteau, le haubert, puis le surcot de Siegfried, mais le coup avait été puissant.

Deux hommes étaient allongés sur des tissus blanc tachés de sang. Un était un homme d'âge mur, sec et noueux, dont les longs cheveux dégringolaient sur sa barbe touffue. Il avait le pied enrobé dans des bandages de fortune, et dévisageait le Brégonde, impassible, sans détourner le regard ni cligner des yeux. Le barbare s'engagea ainsi dans un duel oculaire de plusieurs minutes, sans que son adversaire cède d'un pouce. "Un vrai taré qui me poursuivra jusqu'en enfer pour se venger" pensa Siegfried. Qu'il vienne donc, il rééquilibrera sa démarche boiteuse en lui estropiant le pied restant!

L'autre blessé était allongé à cote, mais semblait dormir. Siegfried ne parvint pas à voir son visage, mais il vit le mollet dans un bandage pourpre.

Un homme, petit et fluet, s'occupait des chevaux. Une épée courte pendait à a ceinture, et une arbalète accrochée à une sangle le flanquait. L'homme devait avoir pas plus de 25 ans, imberbe, mais le regard profond et marqué par la guerre. Ce n'était pas lui qui avait fait mouche. Un seul carreau d'arbalète aurait suffit à mettre le barbare à terre, et pour de bon.

Deux autres hommes creusaient des tombes. L'un était brun, de taille moyenne et portait un surcot marron, dont l'insigne était un limier. Le maitre chien, surement, qui devait vouloir écorché Siegfried. Ces maitres la auraient tué leurs mères pour sauver leurs chiots. Une barbe hirsute, poivre et sel lui parcourait le visage, allant jusqu'aux pommettes.
L'homme à coté de lui était un colosse, de près de deux mètres de haut, le crane et le visage rasé de près. Voilz donc le formidable bretteur qui avait mis a mal Siegfried dans la maison, en l'envoyant valser de droite à gauche par ses coups puissants. Il portait un plastron, des grèves et un surcot matelassé recouvrait ses membres. Il n'avait pas l'air particulièrement contrarié de la perte de ses frères d'armes. Il creusait, sans se soucier du reste, puis balança le dernier corps dans la tombe. 6 tombes en tout, plus quatre autres, plus petite près du maitre chien, pour ses putains de clebs.

Une silhouette sortit de l'auberge, et s'avança vers Siegfried a toute vitesse. Siegfried mit du temps à s'apercevoir que c'était une femme, petite et fine, aux longs cheveux noirs et à la peau mat. Un arc était accroché à son dos. Voila donc notre tireur, ou plutôt tireuse.

Il s'accroupit, pour mettre son regard au niveau du prisonnier, et le scruta longuement. Siegfried fit de même. Elle n'était pas belle, non. Elle l'avait peut être été mais la guerre l'avait vieillit prématurément. Son visage était marqué, de cicatrices, de rides, et ses traits fin étaient les seuls vestiges de sa beauté passée. Son corps était sec et noueux, mais ferme, tendu par la pratique de l'arc. Le barbare la trouva finalement plus charmante qu'au premier abord, et dans d'autres conditions il aurait voulut la culbuter sec, au lieu de vouloir l'égorger. Les yeux noirs et en amande de la femme le scrutait, affichant clairement une haine mal refoulée. Elle n'était pas du Nord, mais du Sud, probablement du Pitrah ou un truc dans le genre. Son exotisme commença à faire dériver le regard du Brégonde vers les cuisses de la donzelle. Elle lui mit une mandale puissante, et toutes ses douleurs, toutes ses blessures, hurlèrent de chef.


-Monstre! finit-elle par dire.

Siegfried lui lança un regard rageur. Si tu supportes pas les monstres, va pas à la guerre, connasse.

-J'en ai eu pas mal quand même... dit-il avec un sourire mauvais.

Ses amandes s'agrandirent, et il parvint à distinguer, malgré la noirceur de sa peau, le pourpre envahir ses joues. Elle tira sa dague et la plaqua contre sa gorge. Siegfried ne cilla pas, et ajouta dans un grand sourire:

-Votre seigneur me veut vivant non? Pour une exécution publique non?

-En effet... et il vous aura... et vous serez torturé, puis tué en place publique. Connaissez-vous le supplice de la roue?

Il dissimula mal son malaise. Le supplice de la roue était le pire supplice qui existe, de mémoire d'homme. Il lui fallait trouver un moyen de sortir de la. Mais dans son état, il serait vite ratrappé.

Il fallait trouver un moyen de les tuer tous.
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Ven 16 Sep - 17:49

Des cavaliers arrivèrent, deux très exactement, et mirent pied à terre. L'un portait des vêtements fins, sans réelle protection, et avait le visage tanné par le grand air, et les cheveux d'ébène. L'autre portait une brigandine trop large pour son corps fluet. Il ne payait pas de mine, mais il devait être particulièrement bon au combat, puisqu'il avait bien 50 ans et portait peu de stigmates.

L'inconscient qui ne portait pas d'armure alla se joindre à sa comparse. Il prit la parole, avec un accent montagnard à couper au couteau.


-Plein d'traces de chvaux, légers. Pas bon, pas bon du tout.

Voila pourquoi, en plus des chiens, il aurait été impossible de semer ces joyeux drilles. Cet homme venait des hautes terres, et était surement le pisteur de la troupe. Impossible de se débarrasser des pisteurs des hautes terres, qui avaient appris dès leurs plus jeune âge à chasser les mouflons en les pistant à même la roche.

La femme hocha la tête, puis lança un regard accusateur à Siegfried, qui fit la moue exaspérée.


-Je connais pas ceux qui ont pillé ces villages! Je suis mercenaire moi, pas un simple barbare!

-Et ça change quoi? Elle s'indignait du comportement brailleur du brégonde.

-Que je change de camp comme de putain.

Elle le toisa d'un air méprisant, et désigna de sa main gauche les tombes dans son dos.

-Vous avez tué Ser Galfois!

Il éclata de rire. Il avait tué un chevalier aussi simplement qu'un traine savate lambda. Il n'en était pas peu fier, car les chevaliers du Nord avaient la réputation d'être les plus redoutables de l'empire. La femme le gifla, coupant net sa bonne humeur. Sa machoire le lança, tout comme son nez éclaté. Il lui lança un regard plein de défi, et un sourire suffisant lui fendit la gueule.

-Sans vouloir changer de sujet, va falloir me soigner ma bonne dame. Sans quoi je ne pourrais même pas aller jusqu'à l'échafaud en vie, et vos amis seront morts encore plus absurdement que maintenant.

-Misérable. Nous seront au château dans moins de 6 jours. Tu tiendras.

-Pas avec des blessés, à moins que vous ne vouliez les tuer eux aussi. Je ne peut qu'abonder dans votre sens, pour ma gloire posthume.

Elle était coincée. Pou transporter des blessés, il fallait une charrette, ou de solides brancards. Chevaucher le mollet ouvert, c'était être sur d'attraper la gangrène. Elle devait soigner Siegfried en même temps que ses frères d'arme, et le barbare sen délectait d'avance. Elle se leva et cria à l'attention de la montagne de muscle.

-Rark! Soigne cette ordure!

Et Siegfried perdit toute arrogance en voyant le colosse s'approcher, le regard vide de toute émotion.
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Théodric
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Ven 16 Sep - 22:56

Gédoric était le chef d'une équipe de pillage. Ils étaient deux douzaines. Ils voulaient piller quelques villages et caravanes mais il n'y en avaient moins qu'ils ne l'auraient cru. Ils ont piller quelque villages. Et qui n'avaient rien de valeur, en plus.

Mais ils avaient trouver des traces de pas, peut-être des commerçants, peut-être pas. Mais surement pas des Salamates: donc, à l'attaque.

L'éclaireur qui revenaient leur avait dit qu'ils étaient des soldat. Il y avait un blessé. Il avait vu quelqu'un qui s'approchait du groupe: un éclaireur, il l'a tuer, mais ils étaient peut-être plus qui le suivaient.

Ils ont galopé à travers la forêt: il y a trop d'arbres mais ç'est plus rapide. Maintenant, il ont rattraper les soldats. Ils sont stationné. Gédoric et ses hommes prirent chacun une flèche, visèrent par dessus les quelques arbres qui les séparaient de la clairière et tirèrent.
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Lun 19 Sep - 18:04

Siegfried ne faisait pas vraiment attention aux alentours. A vrai dire, le colosse qui s'approchait, pour soit disant le "soigner", accaparait toute son attention, et c'est avec de grands yeux effarés qu'il voyait ces grosses paluches pendre aux bouts de bras épais.

Ce fut d'abord la femme, qui tourna la tête vers le haut de la colline, puis ce fut les éclaireurs, et en quelques secondes, tout le monde avait les armes aux clairs, les flèches encochées et l'arbalète armée. Et le barbare se mit à tendre l'oreille et entendit des chevaux au galop. Beaucoup trop pour la faible troupe, il en était certain.


-Tous à cheval, chargez les blessés! hurla la femme, et tout le monde fut en selle en quelques minutes. Siegfried restait planté au sol, et alors que les bruits de sabots se faisaient de plus en plus proche, il aperçut la femme tendre son arc en sa direction, une flèche pointant droit sur sa poitrine. La pointe était à bord large, et cela ne pardonnait pas.

Alors qu'il crut son heure arrivée, la guerrière chuta, ainsi que le maître chien et le pisteur des hautes terres, qui devait e maudire de ne pas porter d'armure. Le reste de la troupe tourna bride, sous des volées de flèches qui firent tomber à terre deux autres cavalier, tandis que le colosse continuait sa course avec ses deux dernier frère.

Siegfried n'était pas tiré d'affaire, car les flèche continuait de voler partout dans le village. Heureusement, il roula sur le côté, vers les petites ruelles anarchiques, et se leva dans un râle en plongeant dans une chaumière. Il s'écrasa sur le parquet, le souffle coupé, et le sang se remit à couler de ses plaies.

Un flèche traversa le toit et vint se ficher à quelques centimètres de son crâne. Un pointe fine, de quoi percer une armure de plate, mais difficile de tuer un homme sur le coup avec. Peut être que ses traqueurs étaient blessés et allaient connaître les joies de la captivité. Et du viol pour la femme. Il s'en marrait d'avance.
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Théodric
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Lun 26 Sep - 2:07

Après avoir vider leur premier carquois, les Salamates de Gédoric foncèrent aux galops vers la clairière.
La résistance fu breve, ils étaient cinq et avaient à peine la force de tenir leur arme, il y en avait même un qui n'avait pas la force de se lever et un autre qui n'avait pas d'arme, qu'il aurais à peine eu la force de tenir.

Avant que les quelque derniers arrive dans la clairière, une dizaine d'homme étaient déjà agenouiller pour achever les Impériaux d'un coup de couteau dans la nuque entre deux vertèbres ou en train de les fouiller et de les scalper. tandis qu'une douzaine étaient parti à la suite des trois fuyard.

Ah, des deux fuyard, il y en a un qui est tombé.

Venez, il y a un Loup du Nord dans cette maison!
Cette phrase étaient dit dans la langue des Salamate qui n'étaient parlé que par eux

Les autres vinrent et visèrent de leur arc le Loup du Nord, qui se trouvait à être mal en point.

Gédoric vint à côté du Loup et lui demanda Qui est-tu, Loup? dans la langue des loup qu'il connaissent car ils était Aorse et que les Aorse commerçaient beaucoup avec leu Loup.
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Siegfried Le Ferreux
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Mar 4 Oct - 20:40

Siegfried attendait dans la maison, en entendant les cavaliers approcher. Des cris et le bruit du métal rencontrant la chair et les os se fit entendre. Pas de prisonniers, mais était-ce également leurs ordres de tuer les prisonniers de leurs ennemis? Il allait le savoir, et bien trop rapidement à son gout.

ça gueulait, ça jacassait, et en Salamate. Une petite chance pour le nordique d'être pris en sympathie par ses "sauveurs". Mais ce peuple d'archers monté était dur à cerner. En effet, ils se croyaient au dessus des autres, invincibles, et leur technique au combat était était diablement efficace: tuer de loin, épuiser, harceler, désorganiser l'ennemi. Siegfried vénérait le contact, comme la plupart des nordique, et il avait déjà plus d'une fois provoquer des salamates lors de beuveries en les traitant de "lièvres", plus prompt à courir qu'à combattre. Ils se penchèrent au dessus du lui.


Qui est tu loup?

Il se fendit d'un sourire, dévoilant des chicots ensanglantés et brisés.

Surement pas un ami des impériaux les gars. Siegfried le Ferreux qu'on m'appelle, et je suis un des rescapé de la mesnie nordique, une compagnie brégonde. On s'est fait massacré lors du siège d'une forteresse impériale, plus au nord. La fuite vers le nord était coupé, alors j'ai foncé sur le sud, mais cette bande de soldats m'a capturé ici. Mais vous voyez les tombes dehors? C'est de mon fait, et pour sur qu'une lame comme moi aura son rôle à jouer dans l'invasion qui se prépare. Ravi de voir des visages amicaux en tout cas!
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Mer 5 Oct - 1:43

Surement pas un ami des impériaux les gars. Siegfried le Ferreux qu'on m'appelle, et je suis un des rescapé de la mesnie nordique, une compagnie brégonde. On s'est fait massacré lors du siège d'une forteresse impériale, plus au nord. La fuite vers le nord était coupé, alors j'ai foncé sur le sud, mais cette bande de soldats m'a capturé ici. Mais vous voyez les tombes dehors? C'est de mon fait, et pour sur qu'une lame comme moi aura son rôle à jouer dans l'invasion qui se prépare. Ravi de voir des visages amicaux en tout cas!

Une lame, une lame. Vous surestimer les lames, farkas. (Gédoric avait entendu parler de la mesnie nordique, qui étaient passer sur le territoire salmarate et savait qu'ils on dû tous entendre le mon salmarate pour Loup dans cette compagnie.) Il ont une porté d'une demi toise et une flèche va cent fois plus loin. Et tes tombes, se n'est que toi qui dis qui c'est de ton fait.Il fit tourné son cheval Bashkir pour bien mettre en évidence les quelques dizaines de scalps accroché à la selle.Je n'aime pas ta suffisance mais j'accepte de t'amener chez nous.

Il se retourna et dit à ces hommes en Salamate: Gérissez-le avent qu'il se noie dans son sang et embarquer le sur les chevaux de bât.
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MessageSujet: Re: [QL: Un Etranger dans l'Empire ] La fuite vers le Sud    Mer 5 Oct - 19:40

Siegfried gardait son sourire mesquin face au sérieux de Geodric. Un chef de guerre compétent au comportement juste. Pas de prisonniers ennemis et une attitude dure pour forcer le respects des guerriers. Sa capacité à rembarrer les gens était essentielle quand on dirigeait des vétérans. En tant que tel, Siegfried s'attendait à être dirigé par un homme de poigne, pas un jeunot à la voix chevrotante.

Une lame, une lame. Vous surestimer les lames, farkas. Il ont une porté d'une demi toise et une flèche va cent fois plus loin. Et tes tombes, se n'est que toi qui dis qui c'est de ton fait..Je n'aime pas ta suffisance mais j'accepte de t'amener chez nous.

Sauf votre respect, sans des hommes de mêlés, les archers font pas long feu. Et pour ce qui est de grimper à l'assaut des murailles ennemies, je crois avoir des guiboles plus adaptées que les pattes de vos chevaux.

Il désigna les tombes de ses deux mains attachées. Soulever son épaule lui fit un mal de chien, et il étouffa son râle dans un rire forcé. Se plaindre ouvertement était mal vu chez les nordiques.

Pour ce qui est des morts, vous voyez une autre grande gueule dans le coin pour dire que c'est de son fait? Mais je vous donne raison pour les arcs, monseigneur, c'est bien un archer qui m'a mis à terre. Et je vous suis gré de m'accorder un voyage en toute sécurité dans votre troupe.

La fierté des Salamates était connue de tous. Ils avaient la rancoeur tenace, ainsi ne valait-il mieux pas froisser le chef, et si lécher quelques culs permettrait à Siegfried de survivre, et ben soit.
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