AccueilPartenairesFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
» Forum vivant?
Sam 8 Mar - 18:38 par Isia

» Draupadi reine des Sindals (en construction)
Lun 29 Juil - 14:28 par Draupadi

» Départ du site
Mar 11 Sep - 1:30 par Achmed

» tout, rien et commentaire
Ven 7 Sep - 21:07 par Frère Pierre-Ami

» Médecin en vadrouille cherche poste vaquant
Sam 18 Aoû - 2:11 par Achmed

» Un peu de pub pour le forum?
Mar 26 Juin - 12:27 par Esenheim

» Esenheim Ehli
Lun 25 Juin - 20:29 par Esenheim

» De mon absence
Lun 25 Juin - 18:08 par Averroès Ibn Rochd

» Errance et vagabondage
Mar 19 Juin - 9:26 par Abeléne

» [QL : L'Odyssée du Désert] 2 - Castel d'Uzas
Mar 5 Juin - 0:40 par Katerina

Votez pour nous !
Un petit clic et un petit vote ! Vous pouvez laisser un commentaire si vous le souhaitez, ce n'est pas obligatoire.
Merci !




Annuaire forum RPG


Connexion
Nom d'utilisateur:
Mot de passe:
Connexion automatique: 
:: Récupérer mon mot de passe
Création du Personnage

Pour créer un personnage de toute pièce, il vous faut d'abord choisir sa nature.

Si vous optez pour un personnage libre, il vous faudra ensuite choisir sa classe et sa profession.

Pour les autres types, il vous faudra vous diriger vers le choix d'un fief ou d'un domaine barbare.

Enfin, l'avatar, imposé parmi une liste pour les seigneurs Ilmengardes et Barbares, au choix pour les personnages libres.

Vous pouvez également prendre l'un des personnages listés suivant, orphelins de leurs précédents propriétaires et ne demandant qu'à poursuivre l'aventure à vos cotés.

Vous avez d'abord deux seigneurs de l'empire, actuellement neutres, mais pour lesquels nous vous demanderons de choisir une faction:
Merunna von Waldburg
Elrick Von Kassel

Deux fiers barbares:
Tupolev
Theodric

Et enfin deux personnages libres:
Joran Tebryn
Cirdan, le repenti

Nos partenaires préférés










Partagez | 
 

 [Quête de la Noce] 4 - La Fuite

Aller en bas 
AuteurMessage
Ezabel
Princesse Impériale
Princesse Impériale
avatar

Age : 18 ans

Légitimiste Légitimiste

Caractéristiques : Exigeante, autoritaire et têtue, elle a le bouillonnement des jeunes gens. Son éducation privilégiée l'a enfermée dans une solitude dorée et ses dehors durs cachent une réelle timidité et une sincère volonté d'amour.


MessageSujet: [Quête de la Noce] 4 - La Fuite   Sam 25 Sep - 1:56


La rage au cœur, Ezabel remontait un long couloir au pavement de marbre blanc veiné de rouge, aux murs de stuc peints de couleurs vives. Des colonnes engagées, de loin en loin, s’élançaient pour soutenir la voûte ronde, charpente de bois sombre.


En arrivant devant la porte de l’office, où plusieurs servantes s’affairaient, elle s’immobilisa dans l’encadrement et les considéra avec un regard noir et scrutateur. Sa suite était constituée de jeunes filles, d’à peu près son âge, que ses parents avaient choisi en s’imaginant donner ainsi à la Princesse l’illusion de fréquenter des filles de sa génération. Ils croyaient avec l’étrange candeur des gens de pouvoir que cela suffirait à la plonger au cœur du monde et à briser l’isolement auquel sa nature la condamnait. Mais qu’avait-elle à leur dire ? Des roturières niaises, bêtes à manger du foin. Aucune qui n’égalait sa prestance, son éducation et sa grande culture… Les seules paroles qu’elle pouvait échanger avec elle étaient des ordres et elle ne s’en privait pas. Élevée comme la fille d’un presque Dieu, elle en avait développé depuis l’enfance un caractère autoritaire bien souvent exaspérant.

Elle détaillait les jeunes filles dans les moindres détails. Toutes, connaissant son tempérament, s’étaient pliées en une révérence, le genou presque en terre et n’osaient bouger tant que les yeux de la Princesse les fouillaient, les sondaient, les exploraient… A l’une d’elles, une blonde, ni plus belle ni plus laide que les autres, ni plus mince, ni plus grosse, elle fit un signe de tête :

- Toi ! Suis-moi !

Puis, elle reprit le pas vif qui la jeta en avant jusqu’à la porte de sa chambre où elle s’engouffra. Obéissante, la servante la talonna.

Ezabel s’approcha d’une console sur laquelle trônait un petit coffre de bois. Elle souleva le couvercle pour laisser apparaître une bourse de cuir, pliée, et qui reposait sur un lit de pièces d’or. Il y avait là une fortune, au moins cinq cents écus. Saisissant la bourse, elle la tint ouverte d’une main tandis que l’autre renversait le contenu du coffre à l’intérieur.

Se tournant vers la servante, elle lança :

- Déshabille-toi !

La jeune fille blonde ne comprenait pas ce que voulait sa maîtresse mais son ton cassant et net laissait deviner que l’ordre était sans appel. Aussi, elle s’exécuta. Face à elle, Ezabel laissa glisser sa robe sur son corps fin et gracile et lui apparut totalement nue. C’est pourtant vrai qu’elle était belle, tellement plus parfaite qu’elle, pauvre petite fille de domestique, morne et quelconque créature destinée à demeurer toute sa vie domestique.

La Princesse ramassa au sol la tunique grossière de la soubrette et s’en revêtit. Mal ajustée, un peu large pour elle, elle lui ôtait toute l’élégance qui la faisait habituellement resplendir. Elle se voûta légèrement pour ajouter à son allure un côté fictivement godiche. Puis, elle défit ses cheveux et les ébouriffa en une tignasse désordonnée qui retombait sur son front et cachait la moitié de son visage. D’un geste preste, elle agrippa la bourse et en préleva deux écus, qu’elle tendit à la fille de compagnie.

- Voilà le prix de ton silence ! Dans une heure, tu quitteras ce palais et tu n’y reviendras jamais.

Nue et hébétée, la jeune fille reçut les écus dans le creux de sa main. Elle n’osait y croire. Jamais elle n’aurait cru pouvoir toucher un jour une pièce d’or, et voilà qu’on lui en offrait deux. Avec l’ordre de disparaître. Une occasion rêvée de refaire sa vie… La pauvre ingénue ne soupçonnait pas que si deux écus paraissaient à ses yeux une immense fortune, c’était finalement bien peu pour pouvoir devenir une autre. Dans quelques temps, comme toutes ses pareilles qui avaient cru un instant aux lendemains qui chantent, elle n’aurait plus que deux choix pour subsister : redevenir domestique ou garnir l’un des nombreux bordels de la Capitale Blanche.

Ainsi accoutrée, déguisée, Ezabel l’abandonna à ses chimères et quitta la chambre. Elle chemina parmi les longs couloirs en baissant la tête, traversa les grandes salles vides en rasant les murs. Les quelques serviteurs qu’elle croisa ne prêtèrent même pas attention à elle. Le palais grouillait de personnel et beaucoup ne se connaissaient pas entre eux.

Quelques minutes plus tard, elle était parvenue à une des nombreuses petites sorties, une de celles qui donnaient à l’arrière du palais et qu’empruntaient les serviteurs.

Elle poussa le battant qui béat sur une rue populeuse. Prenant une grande inspiration, elle plongea dans la foule et s’éloigna, ombre parmi les silhouettes, pour la première fois immergée seule, sans escorte et sans suite dans l’océan du monde.
[/center]

[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Ezabel
Princesse Impériale
Princesse Impériale
avatar

Age : 18 ans

Légitimiste Légitimiste

Caractéristiques : Exigeante, autoritaire et têtue, elle a le bouillonnement des jeunes gens. Son éducation privilégiée l'a enfermée dans une solitude dorée et ses dehors durs cachent une réelle timidité et une sincère volonté d'amour.


MessageSujet: Re: [Quête de la Noce] 4 - La Fuite   Jeu 30 Sep - 14:40

Post N°3


Fuir ! Fuir le palais, ces parents si autoritaires qui voulaient décider de son bonheur malgré elle, fuir cette noce tant redoutée, cette union dont l’idée la révulsait…

C’est tout ce qu’elle avait trouvé pour éviter l’atroce perspective d’une vie de prisonnière, soumise à un homme qui la répugnait. Une fugue pour seule réponse aux problèmes qui la submergeaient. Réaction de petite fille gâtée, acte d’adolescente boudeuse…

Et maintenant qu’elle parcourait les rues noires de monde, qu’elle se faufilait entre les passants grouillants, elle n’était plus certaine que ce fût une bonne idée. Comment allait-elle se débrouiller dans ce vaste monde dont elle ne connaissait rien ? Elle était à peine capable de s’habiller seule. Et bien moins de se nourrir par ses propres moyens. D’habitude, elle n’avait qu’à commander et tout lui parvenait dans les meilleurs délais. Désormais, il allait falloir apprendre l’affreuse indépendance que vivait au quotidien les gens du peuple, abandonnés à eux-mêmes.

Bien sûr, elle avait pris soin d’emmener avec elle une petite fortune, qui suffirait à subvenir à ses besoins mais encore fallait-il éviter qu’on lui vole. Et dans les tristes figures qu’elle croisait, elle ne voyait que les grimaces hideuses que la misère affiche généralement sur les faces burinées des pauvres. Quelques personnes semblaient plus aisées, vêtues simplement encore, mais plus propres et plus soignées. Mais à celles-ci n’ont plus, elle ne paraissait pas pouvoir faire confiance. Seuls de rares bourgeois, aux pourpoints brodés lui parurent suffisamment dignes de son crédit.

Elle éprouvait surtout le sentiment diffus que le peuple était une masse prête à fondre sur elle pour la dépouiller, comme une nuée de charognards… Et elle était intimement persuadée que si tous ces plébéiens avaient eu connaissance de son identité, ils l’auraient déchirée ou lapidée pour exprimer rageusement la rancœur qu’ils éprouvaient sans doute envers la Famille régnante.

En cela, elle se trompait. Elle ne soupçonnait pas comme la population avait une vénération pour l’Empereur et sa lignée. On se serait assurément prosterné à ses pieds et on aurait cédé à tous ses caprices si elle s’était présentée sous sa vraie nature. Mais sa fugue en aurait été d’autant raccourcie.

Il lui fallait rester discrète, à la fois sur son statut de Princesse et à la fois sur la richesse considérable qu’elle cachait sous sa robe de toile grossière. Car sur ce point, elle avait vu juste, la Capitale Blanche regorgeait de tire-laines et de voyous en tous genres, qui l’auraient égorgée sans ciller pour s’emparer de son or.

Le plus simple était de quitter la Capitale au plus vite. Où trouver refuge ? Elle réfléchirait à cela plus tard. Pour l’instant, il lui fallait trouver de quoi se nourrir, de quoi se vêtir, et tout le nécessaire à la survie…

Elle s’engouffra dans une venelle sombre, à l’écart de la rue, où personne ne pourrait la voir. Avec un peu d’angoisse, elle se mit à l’abri d’un coin noyé dans l’ombre. Elle redoutait de voir surgir la silhouette terrifiante d’un malandrin ou d’un vagabond. Après quelques instants, quand elle se crut certaine que la ruelle ne cachait pas d’individus aussi louches qu’elle, elle souleva sa robe et préleva dans la volumineuse bourse de cuir qu’elle avait nouée sur son ventre une pièce d’or, une seule, qu’elle serra fermement dans sa main.

Suffisamment pour attirer les convoitises et l’étonnement mais trop peu pour qu’on prenne le risque de la détrousser publiquement. Avec le premier marchand, il faudrait la jouer fine, pour justifier la provenance d’une telle somme entre les mains d’une jeune roturière mais ensuite, lorsqu’il aurait accepté son écu - après l’avoir vérifié -, lorsqu’il lui aurait rendu en appoint une mitraille de pistoles et de sous, elle pourrait continuer ses achats en toute discrétion.

Elle prit une grande inspiration, comme un tic qu’elle avait chaque fois avant de se replonger dans la foule, sortit du couvert de la venelle et se dirigea à grandes enjambées vers l’un des nombreux marchés de la cité.

Revenir en haut Aller en bas
 
[Quête de la Noce] 4 - La Fuite
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Terres d'Ilmengard :: La Capitale Blanche :: Le Palais Impérial :: Appartements Impériaux-
Sauter vers: